Alexis Paris, l'équipier de luxe du Team Focus

09.07.2019

 

Alexis Paris n'est pas pro. Il fait partie de ceux qui, une fois la journée de boulot terminée, enfourche son vélo et part aligner des bornes et des intensités par pure passion. Comment jongler entre vie quotidienne et calendrier de haut niveau? On en parle avec l'intéressé.

 

Vous n'avez pas le temps de lire cette interview? Vous pouvez tout simplement l'écouter grâce à notre podcast Top Cyclisme disponible sur Deezer, iTunes, GooglePlay, Spotify et Soundcloud. En vous abonnant vous recevrez une nouvelle interview chaque semaine.

 

 

Alexis, je te laisse te présenter.

 

J’ai bientôt 31 ans, ce sera le 21 juillet, le week-end des championnats de France. Je travaille dans le bâtiment depuis 12 ans. Avant, j’ai été pendant une brève période moniteur de ski. Je construis ma maison depuis 2014 avec ma compagne Cindy et on a un petit bébé, Soën, depuis 8 mois.

 

Tu cours dans le Team Focus, très présent tout au long de la saison et toujours très motivé. Comment es-tu passé du ski au VTT?

 

Avec mes parents, quand on est arrivés sur le plateau du Vercors (je suis natif de Dijon), la question s’est posée: que faire comme activité l’été? J’avais le choix entre de nombreuses disciplines: le karaté, l’escalade…et j’ai essayé le VTT. 

 

Je l’ai pratiqué en mode découverte sous toutes ses formes: trial, cross-country, descente. J’ai accroché avec le cross-country. Un collègue m’a invité à faire les coupes de France, il me disait « Viens je t’amène » et j’ai donc commencé à courir assez tard, j’étais Cadets 2 /Juniors 1.

 

 

As-tu immédiatement compris que tu pourrais t’exprimer dans cette discipline?

 

J’ai mis longtemps à me convaincre que j’avais le niveau pour sortir. J’ai émergé au fil des années, je passais des caps progressivement. A un moment j’ai décidé de faire les choses vraiment sérieusement: je suis rentré dans un club de VTT à Chambéry. Mon entraîneur était Gilles Ducol que je tiens à saluer. Grâce à lui j’ai continué de progresser et j’ai fini par intégrer cette très belle structure qu’est le Focus MTB Racing Team.

 

Quel type de coureur es-tu? Comment te définir?

 

Je suis très polyvalent. Stéphane Perrin-Ganier me dit toujours: « Je sais que quand tu prends le départ tu arrives toujours ». Même si j’arrive avec une roue cassée ou des problèmes techniques, j’arrive toujours à destination.

 

Tu côtoies des garçons qui marchent fort comme Titouan Perrin-Ganier ou Hugo Briatta, est-ce que je peux te définir comme un « super équipier »?

 

Oui, absolument. J’apporte mon expérience. Par exemple sur l’Alps Epic, mon Hugo Briatta, qui est très fort, a eu une défaillance physique au bout de 2 heures alors que de mon côté, habitué au marathon j’ai géré le truc. J’ai plus de vécu qu’eux et j’aime être un appui pour eux.

 

 

Quelles sont tes ambitions? Tu continues de viser haut ou tu es satisfait de ton rôle actuel?

 

J’ai cessé de viser haut, ma plus grosse saison a été celle de l’an dernier. Je savais que le bébé allait arriver. Au niveau professionnel, je suis aussi arrivé à mes limites dans la capacité d’entraînement: je suis certain qu’il m’arrivera encore de faire des coups d’éclat, en particulier dans les périodes où le boulot me laisse plus de temps et devient moins physique.

 

C’est la grosse différence entre quelqu’un comme moi qui s’entraîne le soir ou à temps perdu et les pros qui se lèvent le matin et consacrent la journée au vélo.

 

Comment gères-tu ton emploi du temps entre famille, travail et déplacements pour les compétitions?

 

Il faut bien planifier et avoir une organisation irréprochable. Je suis bien épaulé à la maison, j’ai la chance d’avoir une femme qui me soutient et croit en moi. Elle est très compréhensive et me laisse m’entraîner. Des fois je prends le relais parce que je vois qu’elle est saturée. Quand il faut rouler davantage parce que les objectifs arrivent eh bien…je fais comme je peux, c’est pas évident.

 

 

Comment expliques-tu la dynamique de succès du Team Focus?

 

On s’entend tous très bien, on est très soudés. C’est un peu la deuxième famille Focus, on est toujours très contents de se retrouver pour partir courir. La famille Perrin-Ganier qui a créé cette équipe a su choisir les pilotes qui devaient intégrer le team. Depuis 3 ans, l’équipe a percé en XCE mais on essaie aussi de s’illustrer en Cross-Olympique et en Marathon. 

 

 

 

Avec ton expérience du VTT, que penses-tu du niveau actuel? Est-on arrivé à un plafond des techniques d’entraînement ou bien le niveau continue-t-il de progresser?

 

Je trouve que le niveau a évolué ces 10 dernières années, je ne sais pas s’il a réellement augmenté mais il est plus dense. Avant, des places se jouaient entre 1 et 2 minutes d’écart, maintenant ça se joue à la seconde, on a 10 coureurs dans la minute. 

 

Il n’y a pas forcément de nouvelles techniques d’entraînement mais on assiste à une diversification de l’entraînement: je prends l’exemple de Titouan qui s’est lancé de nouveaux challenges comme le marathon pour pouvoir progresser dans sa discipline. Je vois les choses comme ça.

 

Définis par une expression tes coéquipiers !

 

Coline Clauzure? « Petite chipie ! », dit affectueusement, elle sent les choses, elle ne laisse pas sa place, elle est maline et va prendre la petite place qu’il faut juste au bon moment pour pouvoir passer. S’il faut rester première sans trop forcer, elle le fera. 

 

Titouan? « C’est un félin », il sent toujours les bonnes choses et il a un gros métier, il connaît très bien son sujet. Il sera toujours là sur les gros rendez-vous, même s’il en a loupés quelques uns, ça fait partie du sport. Les gros objectifs arrivent, je crois en lui. C’est un félin, il a toujours les bonnes traces sur les courses, un top pilote.

 

Hugo Briatta? « Mon gros Brioche, mon Briochon », c’est celui qui apprend le plus dans le team depuis que j’y suis. Il essaie de progresser dans toutes les disciplines. Il est très malin, il s’entoure des gens pour progresser, c’est un atout.

 

 

 

Comme tout le team Focus tu utilises les pneumatiques Continental, quels sont tes pneus préférés?

 

Toute l’équipe, à l’unanimité, a validé le Race King derrière et le Cross King devant. Ce sont les pneus les plus polyvalents, quels que soient le terrain, roulant ou cassant. C’est le combo parfait.

 

Spécifiquement, quelle qualité apprécies-tu le plus des pneus Continental?

 

Ils ont une résistance à la crevaison impressionnante, comparé à d’autres marques. La carcasse est bien renforcée mais le pneu n’est pas lourd. Tous les crosseurs aujourd’hui sont à la recherche du poids et de la performance. Et la gomme BlackChili est superbe, on a toujours le grip parfait dans toutes les conditions.

 

 

Comment utilises-tu le compteur Sigma Rox 12.0?

 

Je l’utilise beaucoup pour les intensités qui peuvent se programmer directement sur le vélo en 2-3 clics. La cartographie, quand on veut découvrir de nouveaux parcours, est vraiment sympa: le GPS te dit « aujourd’hui tu peux aller là, demain tu peux aller là… ». C’est particulièrement appréciable quand on voyage ou quand on part en vacances: tu traces un petit rond avec le doigt sur l’écran et il te sort un itinéraire. Il est génial, il a toutes les fonctions qu’on demande à un GPS.

 

 

Pour terminer, demain si je t’invite à dîner qu’est-ce que je peux te cuisiner pour te faire vraiment plaisir?

 

Des bonnes lasagnes au thon ! On aime bien faire ça à la maison.

 

PS: Vous pouvez suivre Alexis Paris sur Facebook.

Facebook
Twitter
Please reload

 ARTICLES RECENTS
Please reload

  • Facebook - White Circle
  • Instagram - White Circle

Guyonneau Distribution France