Théo Poudret, le grand espoir du trial

11.02.2019

Théo Poudret est l’un des grands espoirs français du VTT Trial. Il rejoint cette saison l’équipe des ambassadeurs de la marque de pneus allemande Continental.

 

Théo est un garçon déterminé, qui sait d’où il vient et sait où il veut arriver. Interview d’un garçon qui n’évite pas les obstacles mais les saute sur la roue arrière.

 

 

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Théo, présente-toi à nos lecteurs qui ne te connaissent pas encore.

 

J’ai 22 ans je viens de la région grenobloise, je pratique le VTT trial en compétition depuis l’âge de 9 ans.

 

J’évolue sur le circuit élite coupe de France et coupe du monde, j’ai notamment fait des demi-finales cette année et l’année précédente avec des tops 25.

 

Parallèlement, je développe des projets professionnels en tant que moniteur diplômé, entraîneur diplômé, coaching, préparation d’athlète, coaching, plans d’entraînement personnalisés, stages etc…sans oublier mon travail au sein du Bomber Show.

 

9 ans, c’est très tôt pour commencer. Qui t’a donné envie d’essayer le trial à un âge où la majorité des enfants jouent au football?

 

Je n’ai pas commencé par le trial, j’ai fait comme tout le monde en faisant du…judo (rire). J’ai rapidement compris que ce n’était pas mon truc.

 

Or mon père faisait de la moto trial. Il m’en a acheté une. J’ai essayé pendant 1 ou 2 ans mais ce n’était pas simple de trouver un terrain où m’entraîner.

 

A 9 ans j’ai essayé le VTT Trial dans le club local de Grenoble. J’ai gagné ma première compétition en Découverte, 4 mois à peine après mes débuts. La passion était née.

 

 

Explique-nous ce que tu ressens dans cette discipline. Pour nous c’est un spectacle, mais pour toi?

 

Le challenge c’est de repousser ses limites, repousser ses records sur une hauteur de marche, arriver à monter plus gros, arriver à rouler sur quelque chose de plus fin, résister plus longtemps sur une zone, résister à la fatigue en plein milieu d’une zone, savoir enchaîner le plus d’obstacles possible.

 

C’est dur à décrire mais c’est l’envie d’y retourner, de se battre, de continuer, de retourner à l’attaque sur un rocher qui nous résiste.

 

Quelle est est la part du physique et celle de la technique dans cette discipline?

 

Je dirais qu’il y a plus de technique que de physique, ce sport nécessite toute la concentration et le maximum d’application dans la technique.

 

Toutefois, le physique est aussi super important, il faut de l’explosivité, de la résistance pour enchaîner plusieurs obstacles dans une zone, puis enchaîner plusieurs zones sur une course.

 

Je dirais 60% de technique et 40% de physique. C’est évidemment très subjectif, parce que nous travaillons le physique tous les jours pour être plus forts, plus résistants etc…

 

A quoi ressemble une semaine d’entraînement pour toi? 

 

Mes entraînements sont assez variés. Il y a énormément de trial, mais l’intensité varie en fonction de la saison, l’hiver c’est plus léger.

 

Disons 4 à 5 entraînements de trial par semaine, 3 séances de musculation, auxquelles s’ajoutent des séances de gainage, et des séances d’endurance avec du VTT.

 

Je fais beaucoup d’enduro, cela permet de se vider la tête et de se faire plaisir.

 

 

Existe-t-il un gabarit requis pour le trial?

 

Il n’y a pas vraiment de physique idéal. On note beaucoup de différences entre les athlètes au sein d’un top 10.

 

Les pilotes fins, avec peu de masse musculaire côtoient d’autres athlètes plus musclés et lourds. C’est la technique qui varie et fait la différence.

 

Certes, à un moment donné il faut quand même prendre de la masse pour avoir davantage de puissance, mais on peut compenser par de la technique généralement. 

 

Tu n’as pas la réputation d’être un « méchant » sur le vélo. Est-ce que le caractère à son importance ?

 

Il faut avoir de la combativité, envie de se dépasser, d’avancer, il faut écouter ceux qui te tirent vers le haut. J’essaie de m’entourer des bonnes personnes, celles qui m’aident. Mes compagnons d’entraînement, les gens avec qui je travaille, ont de l’importance dans ma réussite, je veux de la positivité autour de moi.

 

 

Peut-on déjà dire que tu as réussi puisque tu as la chance de vivre de ta passion?

 

Oui et non. Il reste beaucoup de choses à faire. J’espère progresser encore en compétition mais je suis aussi très focalisé sur mes projets professionnels que je veux développer pour me sentir à l’aise et aller de l’avant.

 

J’ai une idée de ce que j’aimerais faire demain, mais je ne sais pas ce qu’il en sera réellement. 

 

Tu veux devenir producteur de shows comme un autre trialiste célèbre?

 

J’imagine que tu te réfères à Aurélien Fontenoy…Producteur de show, pour l’instant, ce n’est pas mon objectif. Par contre je travaille avec lui, je roule sur les spectacles du Bomber Show et je m’occupe des démarches pour trouver des clients. Je suis intervenant au sein de la structure.

 

Tu gagnes bien ta vie?

 

Je vis de mon métier, oui. Maintenant, après un an d’existence seulement, c’est dur à dire. Il faut que je développe davantage mes réseaux et mes contacts pour obtenir plus de prestations. 

 

Revenons à la compétition, quelle est ta place dans la hiérarchie?

 

Mon objectif est d’entrer dans toutes les demi-finales, dans le top 25 voire le top 20 de manière régulière. Mon rêve serait d’intégrer le top 10 et d’y inscrire mon nom.

 

 

Quels sont les points faibles que tu dois améliorer?

 

J’ai encore beaucoup d’expérience à prendre en compétition. Je cherche à développer ma puissance physique, j’en manque sur les gros obstacles. Quant à la technique, il n’y a pas de limite, on peut toujours repousser son niveau. Il faut constamment la travailler.

 

Le trial doit beaucoup aux réseaux sociaux non? Depuis que les vidéos circulent sur Instagram, Facebook et YouTube, la discipline a gagné en notoriété.

 

Forcément, les réseaux ne sont pas négligeables parce que les médias traditionnels ne parlent pas de nous. En donnant de la visibilité à nos vidéos, on développe son propre suivi et on améliore la visibilité de notre sport.

 

Mettons le vélo de côté un instant. Comment occupes-tu ton temps libre?

 

Je passe mon temps avec ma copine (sourire). J’aime beaucoup être en famille aussi. L’hiver, je fais du ski, je profite d’habiter à Grenoble. Le soir j’aime aussi me détendre en regardant des séries, celles de Canal comme Section de recherche, Profilage… J’aime aller voir des films au ciné. 

 

 

On termine par les pneus Continental que tu viens de monter sur ton vélo.

 

En ce moment je suis en phase de test de tous les pneus. A l'arrière j’ai monté un Trail King 2.4 en ProTection Apex avec gomme BlackChili, j’ai donc un rebond pas mal du tout.

 

La ProTection Apex permet de mieux résister aux crevaisons, en trial c’est souvent des chocs sur les arrêtes qui provoquent des pincements.

 

A l’avant j’ai opté pour un Race King, beaucoup moins de crampons, presque lisse. Parfait pour les entraînements « street » et sur terrain naturel rapporté relativement sec. Il y a assez d’accroche et ça permet un rebond et une assurance sur la roue avant qui me plaît.

 

C’est mon combo actuel. Mais j’ai en tête aussi le Mountain King en 2.3. Pour l’avant, pendant la saison, j’utiliserai aussi le Cross King en ProTection Apex qui sera plus apte à rouler sur des terrains de trial un peu plus gras, rocailleux etc…

 

 

Quand démarres-tu la saison 2019?

 

Il y aura quelques courses régionales fin avril, début mai, mais le gros de la saison débute le 5 juillet en Autriche avec les premières coupe du monde.

 

TUTO: LA SEANCE DE MUSCULATION DE THEO

 

Vous pouvez suivre Théo Poudret sur sa page Facebook et sur son profil Instagram.

 

 

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