Clément Berthet veut devenir champion de France

22.01.2019

Clément Berthet est l'un des coureurs les plus prometteurs du cross-country français. Il s'est adjugé le Roc d'Azur Espoirs en 2018 et prépare la saison 2019 avec beaucoup de sérieux. Humble mais avec du caractère, il rêve de passer pro et partage la vie d'une...championne

 

 
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Clément, présente-toi en 2 mots pour ceux qui ne te connaissent pas encore.

 

J’ai 21 ans. Je suis Espoirs 4 en U23 cette saison. J’évolue en VTT cross-country jusqu’au niveau coupe du monde.

 

Tu es un espoir dans tous les sens du terme, tu as obtenu de très bons résultats.

 

Je sors de 2 années un peu plus difficiles. Pendant ma première année chez les Espoirs j’avais fait un top 10 lors de la finale de la coupe du monde.

 

Ces 2 dernières saisons j’ai fait plusieurs top 25 en coupe du monde et plusieurs podiums en Coupe de France. En octobre j’ai gagné le Roc d’Azur Espoirs.

 

Qui veux-tu devenir?

 

Le rêve, c’est de ne faire que du vélo et d’en vivre, mais c’est très compliqué. Cela reste mon objectif, il me reste un ou deux ans maximum pour essayer d’y arriver. Sinon je mène des études parallèlement. Si ça ne marche pas, tant pis!

 

 

Quelles études?

 

L’an dernier j’ai obtenu un DUT Génie Mécanique et cette année j’étudie par correspondance au CESNI de Chambéry un Bachelor commerce et marketing sportif.

 

Combien de temps roules-tu chaque semaine?

 

Cela dépend des jours. J’ai 2 ou 3 journées dans la semaine où je fais de la musculation le matin et du vélo l’après-midi. Sinon, sur une journée plus classique, je bosse mes cours le matin pour l’école et je vais rouler vers 13 ou 14 heures.

 

Tu es passé par le dilemme "vélo de route ou VTT"?

 

Pas du tout. Je suis venu assez tard au VTT. Je suis fondeur au départ et c’est en faisant du VTT dans le cadre de la préparation athlétique que j’ai découvert la discipline.

 

Je m’y suis mis progressivement en prenant une licence dans le club local à côté de chez moi. Faire de la route ne m’a jamais effleuré l’esprit. J’ai vraiment commencé à pédaler à 14 ans, en cadets.

 

Tu fais partie des gens doués techniquement ou de ceux qui travaillent?

 

La technique je dois la travailler. Je ne suis pas passé par l’école de cyclisme et au début la technique c’était une galère pour moi. Ca va à peu près maintenant. 

 

 

Ta fiancée est aussi une championne de vélo…

 

On n’est pas fiancés encore! Oui, ma copine est Juliette Labous, professionnelle sur route chez Sunweb, qui a déjà un beau petit palmarès.

 

Vous vous êtes rencontrés comment?

 

On faisait le même DUT à Besançon, nous étions en classe ensemble, les deux seuls sportifs de la promotion et les seuls à faire le cursus étalé sur 3 ans au lieu de 2.

 

 

 

"EN 2019 J'AIMERAIS ETRE A NOUVEAU REGULIER"

 

 

 

Qui est le plus fort des deux (rire)?

 

Je suis un homme, il y a donc un avantage physique, mais ça roule déjà très vite.

 

Quelles sont tes autres passions dans la vie?

 

Pas grand chose! J’aime parfois ne rien faire. Sinon je bouge pas mal avec ma copine, il y a toujours des choses à faire, voir des amis, rien de spécial.

 

L’hiver j’aime aussi faire du ski. Mais j’ai peu de temps libre: le vélo, les courses, organiser les déplacements, ça prend beaucoup de temps.

 

 

Musique, cinéma?

 

J’aime beaucoup regarder des films le soir, un peu de tout, sauf les films à l’eau de rose. Question musique, j’en écoute mais je ne suis pas un connaisseur.

 

Quels sont tes objectifs en 2019?

 

J’aimerais retrouver une bonne régularité, ça m’a bien manqué ces deux dernières années. Depuis 3 ans j’ai les mêmes objectifs, que j’ai du mal à remplir. J’aimerais devenir champion de France U23 et faire un top 10 et pourquoi pas un top 5 en coupe du monde.

 

La France est-elle toujours la nation dominante en VTT ou d’autres pays sont en train de revenir?

 

Il y a toujours le petit match France - Suisse, mais notre pays reste bien placé, on a encore de très bons élites et ça pousse très fort en U23, beaucoup de jeunes Français font des places en coupe du monde, la relève est là. On n’a pas trop de soucis à se faire pour la leadership.

 

Tu es encore jeune, mais si tu devais donner un conseil à ceux qui débutent le VTT, quel serait-il?

 

Quand on est jeune l’important c’est de se faire plaisir. Il ne faut pas trop se formaliser avec des plans d’entraînement. C’est sûrement la raison pour laquelle beaucoup arrêtent rapidement le vélo. 

 

Une fois qu’on est plus grand, il faut de la rigueur pour réussir, mais il ne faut pas faire n’importe quoi non plus. J’en connais beaucoup qui roulent énormément mais au final ça ne sert pas à grand chose. L’important, c’est de garder la notion de plaisir.

 

En phase de préparation d’un objectif, tu roules combien d’heures par semaine?

 

Une semaine normale tourne autour entre 13 et 16 heures. Je peux monter à 20 heures sur certaines périodes mais pas beaucoup plus.

 

Tous les vététistes roulent sur route pour le foncier. Tu perçois le danger croissant de la circulation et des automobilistes?

 

Bien sûr. Je fais la moitié de mes entraînements sur un vélo de route et je vois qu’il est difficile de faire une sortie sans être rasé ou frôlé par une voiture ou un camion.

 

Le danger est là, il faut être vigilant. J’entends hélas parler de beaucoup d’accidents dans ma région.

 

Sur ta page Facebook tu as pris position en critiquant Alessandro Valverde lors de son titre mondial. Ce coureur a été suspendu 2 ans, c’est surprenant et intéressant de voir un jeune coureur prendre publiquement position contre le dopage.

 

Ce n’était pas sur ma page de coureur mais sur mon compte perso, mais effectivement c’est mon avis. A notre époque il n’y a plus de place pour les tricheurs, mêmes les « repentis », pour moi tous les dopés devraient être bannis à vie du cyclisme, ça donne une mauvaise image, surtout quand ils reviennent encore plus fort après leur suspension. 

 

Comment expliques-tu que le VTT bénéficie de davantage de crédit sur le sujet?

 

Exact, on n'entend pratiquement jamais parler de dopage dans le VTT. Tout est lié à l’argent. Il y a moins de sous en jeu, on est moins médiatisés aussi.

 

 

 

En 2019, tu es ambassadeur pour les pneumatiques Continental. Quel est ton choix?

 

En compétition j’ai toujours beaucoup aimé rouler en Race King devant et derrière. C’est un combo réservé aux conditions assez sèches mais j’aime les garder le plus possible.

 

Si le terrain devient plus glissant, je mets un Cross king devant. Important, je choisis des pneus en version ProTection parce que, par le passé, avec d’autres marques, j’ai eu beaucoup de problèmes de crevaison. Au moins, avec Continental, je suis tranquille.

 

Quel est, selon ton ressenti de pilote, la particularité des pneus Continental?

 

J’apprécie vraiment le ballon des pneus Conti. D’autres marques font des pneus plus étroits et cela ne favorise vraiment pas l’accroche. La ProTection aussi, c’est nickel, c’est quasiment impossible de crever, un énorme avantage, surtout avec un poids qui n’est pas trop élevé.

 

Vous pouvez suivre Clément sur sa page Facebook et son profil Instagram.

 

 

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