Alizée Patiès débute fort en XTerra

19.08.2018

Alizée Paties, 22 ans, est encore étudiante en école de commerce. Mais une question se posera bientôt: passer pro en XTerra ou commencer à travailler dans l'événementiel sportif? Le prochain championnat du monde à Hawaï lui donnera des éléments de réponse. Une athlète de haut niveau à découvrir dans cette interview Top Cyclisme.

 

Vous n'avez pas le temps de lire? Ok, vous pouvez tout simplement écouter l'interview grâce à notre podcast:

 

 

Quand as-tu commencé le XTerra?

 

En début de saison cette année. Le team Volt a été créé il y a moins d’un an, je connaissais les personnes à l’origine de l’idée et j’ai eu envie de les rejoindre. J’ai donc moins d’un an d’expérience dans cette discipline.

 

Quel a été ton parcours sportif jusqu’à présent?

 

J’ai pratiqué le VTT cross-country en Coupe de France et Coupe du Monde. J’ai découvert le vélo au lycée grâce à l’option Sports qui m’a permis de me tester à VTT, course à pied, duathlon. Et j’ai vraiment aimé le VTT.

 

 

Quand as-tu compris que tu avais du potentiel dans cette discipline?

 

Je ne m’entraînais pratiquement pas et pourtant j’avais des résultats. J’évoluais de semaine en semaine, la curiosité m’a poussé à continuer, puis je me suis inscrite dans un club, les compétitions sont arrivées, et tout s’est enchaîné.

 

Quel est ton niveau actuel en natation, vélo et course-à-pied?

 

Je ne suis pas une grande nageuse mais je nage seulement depuis septembre. J’apprends progressivement la technique qui me manque. Je la travaille beaucoup et j’évolue de mois en mois. Chez les amatrices en XTerra, je sors entre la 5ème et 10ème position, mais l’écart avec les premières est élevé, elles sont 5 minutes devant.

 

Le VTT est clairement mon point fort pour la gagne. Mais l’effort est quand même différent par rapport à une manche de Coupe de France. On ne peut pas être à fond du début à la fin. Il faut savoir gérer son effort.

 

 

"Passer pro ou travailler dans l'événementiel sportif, je déciderai après Hawaï"

 

 

La course à pied? Là aussi je suis un peu partie dans l’inconnu, j’avais essentiellement fait des raids et des trails avant. Je n’aime pas forcément courir toute seule, mais comme c’est la dernière épreuve, c’est stimulant. Ce n’est pas un point fort, mais pas un point faible non plus. Je tourne autour de 45-55 minutes sur les 10 kilomètres avec dénivelé.

 

Tu as dû modifier ton entraînement en passant de 1 à 3 disciplines. Combien de temps consacres-tu à ta préparation par semaine?

 

Cela dépend des saisons, à l'approche des courses j'augmente. Au minimum 10 heures par semaine. Je vais nager 3 fois. Je fais beaucoup de VTT par rapport à la course-à-pied parce que je me suis blessée en course-à-pied à mes débuts et je fais attention désormais.

 

 

Tu n’as pas le statut pro. Comment fais-tu pour te dégager du temps?

 

Je suis encore étudiante, en dernière année de Master dans une école de commerce à Marseille. L’an dernier, le cursus prévoyait 6 mois de stage et plusieurs mois à l’étranger.

 

J’ai fait mes 6 mois de stage chez Look, entreprise spécialisée dans le vélo, et je suis partie 4 mois en Nouvelle-Zélande où j’ai développé un projet sportif: apprendre l’anglais et…me qualifier pour les championnats du monde à Hawaï!

 

Je vivais chez des familles, je travaillais 4/5 heures par jour. C’est une histoire d’organisation. Je fais en sorte de mener de front le sport et le reste.

 

Tu en as profité pour gagner des courses là-bas…

 

Oui!

 

 

Quelles sont tes ambitions aujourd’hui? Où te vois-tu en 2019, 2020, 2021…?

 

Je ne me pose pas trop la question. Je finirai l’année à Hawaï et en fonction de mon résultat, je verrai si je passe pro ou si je reste chez les amatrices.

 

J’aimerais travailler dans le marketing et l’événementiel sportif. Si cela me laisse du temps, j’essaierai de continuer en XTerra. Quand on y a goûté, on devient « accroc ».

 

Quelle est ta politique avec les réseaux sociaux? Présente? Très présente? Pas du tout?

 

C’est important d’y être pour les sponsors et de donner son avis sur les produits utilisés. Beaucoup de gens regardent notre équipement et posent des questions. Cela permet aussi de montrer le quotidien du sportif et de développer une communauté. Mais ça prend beaucoup de temps… Je suis sur Facebook et Instagram.

 

Aujourd’hui le triathlon classique marche fort, de quoi a besoin le XTerra pour se faire davantage connaître?

 

Le XTerra, à l’instar d’Ironman, est une marque privée. C’est en développement constant. De plus en plus d’athlètes se mettent d’ailleurs à faire les deux. Moi ce que j’aime, c’est le contact privilégié avec la nature. Je préfère faire du VTT que de la route ou courir sur les chemins plutôt que que sur le bitume. Soit on adhère soit on n’adhère pas. Il faut essayer et se faire une idée.

 

 

Parlons du Team Volt que tu as rejoint cette année.

 

Nous sommes cinq, trois garçons et deux filles. Nous sommes tous éparpillés sur le territoire. Les autres sont profs d’EPS, je suis la seule encore étudiante. On vient tous de Dijon mais les études ou la vie nous ont amenés ailleurs: moi je vis à Marseille, d’autres sont à Lyon ou Paris. Pendant les vacances on essaie de se faire des sorties « team building » mais ce n’est pas évident de s’entraîner tous ensemble.

 

Sur les courses on a toujours des amis, des parents, des cousins, qui viennent nous soutenir et nous passer les ravitos sur le parcours ou nous aider en cas de problèmes techniques. On va essayer de se développer avec le temps.

 

 

Comment gères-tu la fatigue de ces entraînements pluri-disciplinaires? 

 

Ce n’est pas évident. Cet hiver, quand il fallait aller nager et enchaîner avec le vélo, ce n’était pas facile. J’ai commencé avec peu de kilomètres en natation et en vélo, mon corps a fini par s’adapter. Quand je suis vraiment fatiguée, sur le conseil de mon entraîneur, on adapte la charge d’entraînement en fonction de mon état de forme.

 

Comment s'appelle ton entraîneur?

 

Fabien Duvet. Il me coache depuis plusieurs saisons déjà.

 

Quels pneus Continental montes-tu sur ton VTT?

 

J’utilise souvent les CrossKing devant avec des RaceKing derrière. Je dois dire que je suis vraiment très contente des pneus.

 

L’an dernier j’étais sur une autre marque et je crevais souvent. Maintenant, avec Continental, au niveau poids et rigidité les pneus sont très performants, ils accrochent, ils sont confortables, je n’ai jamais eu de problème, je n’ai jamais crevé.

 

Avec Continental, toutes les conditions sont réunies pour que ça se passe bien sur le vélo.

 

 

 

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