Maxime Danda, l'étoile montante du web

23.03.2018

A 20 ans seulement, Maxime Danda est déjà une personnalité sur le Web. Il s'est fait connaître avec de superbes vidéos sur son VTT qu'il pilote avec maestria.

 

Authentique, il montre tout, ses forces et faiblesses, exploits et gamelles. Il a déjà la tête bien posée sur les épaules et sait où il va.

 

Une interview qu'il faut écouter/lire et qu'il faudra réécouter/relire quand il sera (bientôt) une star.

 

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Vous n'avez pas le temps de lire l'interview? Ecoutez-la grâce à notre podcast Top Vélo, disponible sur Soundcloud.

 

 

Salut Maxime, peux-tu te présenter pour les lecteurs qui ne te connaissent pas encore?

 

J’ai 20 ans, je suis Grenoblois, je fais du vélo à « allure soutenue » depuis 5 ans. J’étais en Sport Etudes VTT à Voiron, ce qui m’a permis de bien progresser techniquement pendant 3 ans.

 

Je me suis rapidement rendu compte que ma spécialité était l’enduro, un mélange de descentes avec des spéciales engagées où le physique compte beaucoup aussi. Je me suis fait connaître dans cette discipline et c’est aussi celle qui me donne le plus de plaisir!

 

Tu es venu au vélo assez récemment finalement, as-tu pratiqué d’autres sports avant, et si oui lesquels?

 

Oui je faisais du badminton à bon niveau, je jouais en coupe de France…Puis un jour m’a soeur m’a parlé d’un Sport-Etudes qui ouvrait à 2 kilomètres de chez moi et je me suis dit: « Tiens, pourquoi ne pas essayer? ».

 

 

Je suis allé faire le test d’entrée et je me suis retrouvé aux côtés de gens de La Réunion, de Paris, de La Rochelle…et quand ils me demandaient d’où je venais, je leur répondais « Je viens de là-haut ». Ils disaient: « Ah, des Pyrénées! ». Et je leur répondais: « Non, j’habite à 2 km et je suis venu à vélo ». J’ai passé le test et j’ai été pris en Sport-Etudes.

 

Dès la première course, le Vélo Vert Festival je crois, j’ai terminé 3ème derrière des cracks qui évoluaient en Coupe du Monde comme Elliot Trabac, et ça m’a donné le virus, j’ai eu envie de continuer à faire du vélo.

 

C’est ton pilotage ou tes capacités physiques qui font la différence?

 

Je n'en sais rien, je n’ai pas assez de recul pour le dire. J’ai bien passé un test Vo2 Max en 2015, les résultats étaient similaires à ceux de Loïc Bruni, mais pour moi cette série de chiffres ne voulait pas dire grand chose. Tu peux avoir 1500 ou 1600 watts de puissance sur 7 secondes, mais ça ne signifie pas que tu iras plus vite qu’un autre sur une descente de 5 minutes.

 

 

« JE SUIS MOI A 100% »

 

 

En section Sport-Etudes, tu rêvais de quel avenir? Passer pro?

 

Je me souviens d’un épisode, mon coach Vincent Vaudaux m’avait demandé ce que je voulais faire plus tard, il m’avait donné une feuille avec une échelle: d’un côté il y avait marqué « Etre champion du monde », de l’autre « Etre une star d’Internet ». Il m’a demandé où je voulais me situer dans 5 ans et j’étais le seul parmi mes camarades de classe à avoir mis le curseur au milieu de cette échelle. 

 

Je voulais aussi bien m’illustrer en compétition, participer à des Coupes du monde, Coupes d’Europe, m’éclater à faire des montées ou des Avalanches mais aussi m’amuser à faire le buzz avec mes vidéos et mes « bêtises ». 

 

Tu produis une grande quantité de contenu sur les réseaux sociaux, photos, vidéos etc…Tu as une petite équipe, quelqu’un qui te filme par exemple?

 

Eh bien, contrairement à ce que l’on pourrait penser, je me débrouille toujours pour trouver quelqu’un, ce peut être ma mère, mon frère, un pote, bref quelqu’un qui n’est pas du tout dans le milieu. Système D, avec les moyens du bord, je me contente d’expliquer ce que je voudrais comme vidéo finale et ils le font.

 

Généralement, les vidéos (Vidéo 1 / Vidéo 2) qui marchent fort (certaines ont des dizaines de millions de vue) sont totalement improvisées, tournées avec un simple portable. J’aimerais un jour avoir un photographe et un caméraman à mes côtés, on pourrait faire quelque chose de beaucoup plus qualitatif!

 

 

 

Pourquoi, selon toi, quelqu’un décide-t-il de s’abonner à ta page Facebook ou ton profil Instagram? Qu’est-ce que tu leur apportes?

 

Je pense que je les fais sourire. J’ai ce petit grain de folie que les autres riders n’ont pas. J’aime bien être moi-même, je ne me donne pas un style ou je ne cherche pas à ressembler à quelqu’un. Je suis moi à 100%. Je propose du Maxime Danda, point. Je pense que les gens aiment l’authenticité.

 

Tu montres effectivement autant tes exploits que tes gamelles.

 

Je préfère être totalement transparent. Il y a 2 semaines je me suis fêlé le coccyx, et je l’ai montré. Cela permet aux gens de se rendre compte qu’on peut être capable de faire des sauts de 12 mètres mais aussi de se ramasser bêtement parce qu’un gamin a rajouté de la terre sur un tremplin sans que tu le saches.

 

Je suis parti aux îles Canaries cet hiver, j’ai montré l’envers du décors, pas seulement le vélo. La transparence est fondamentale pour moi.

 

Aujourd’hui c’est pratiquement un travail à temps complet pour toi cette production d’images pour le Net non?

 

J’essaie d’en faire mon métier. A mon avis, dans un an ou deux, si je me débrouille bien et que je reste assidu et constant, pro, qualitatif, je peux espérer convaincre mes sponsors d’investir sur moi davantage pour pouvoir faire du vélo à temps plein, tous les jours, toute la semaine. Je m’éclaterais et mes vidéos traduiraient mon bonheur.

 

 

« AVEC LES PNEUS CONTINENTAL JE ME SENS INVINCIBLE »

 

 

Aujourd’hui ,comment gagnes-tu ta vie?

 

Je termine mes études, dans un an j’aurai un diplôme dans le secteur « Commerce du Sport ». Ce n’est pas vraiment passionnant, mais je pensais que j’irai à terme travailler dans un Décathlon ou un magasin de vélo.

 

Ma carrière sur le Web a décollé rapidement et brusquement, je commence à être démarché par des sponsors fréquemment. Je ne m’y attendais pas. Ma carrière de sportif de haut niveau se profile plutôt bien. Je croise les doigts pour pouvoir faire du vélo matin, midi et soir!

 

 

 

Est-ce à dire que tu as définitivement fait une croix sur la compétition? L’an dernier tu avais lancé un appel à ta communauté pour financer ton déplacement sur une manche de Coupe du monde en Irlande…

 

Ce n’est pas complètement abandonné. J’ai fait 4 manches de Coupe du Monde, une en Irlande, deux en Italie et une en France. Je me suis aperçu que, certes, je réalisais des vidéos qui marchaient bien, mais malgré mon image de « leader d’opinion » ou je ne sais quoi sur Internet, je n’avais tout simplement pas le niveau.

 

J’ai préféré me retirer du circuit un, deux ou trois ans, pour ne pas prendre une grande claque à chaque fois.

 

Quand j’aurai pris de la caisse et davantage de technique, je reviendrai en « jeune adulte », à 23 ou 24 ans, et je pourrai alors probablement faire de bonnes places.

 

Si j’avais continué, j’aurais risqué de me démotiver. J’ai donc préféré me consacrer à des courses plus « populaires » comme des « mass start » où l’on part tous ensemble en haut d’un glacier. Je m’éclate beaucoup plus. Au départ j’ai essayé d’allier les deux, mais en Coupe du monde je prenais trop de claques.

 

As-tu déjà en tête le type de vidéo que tu feras ces prochains mois? Comment souhaites-tu évoluer?

 

C’est intéressant que tu me poses la question parce qu’hier justement j’ai fait un « brainstorming » avec mon frère et ma soeur sur le sujet. On a prévu des séries de vidéos qui devraient sortir du lot et proposer quelque chose de nouveau.

 

J’ai hâte de me remettre de ma chute, de mon coccyx fêlé et de mon doigt cassé. Dans un petit mois je pourrai commencer à le mettre en place. Le rythme de publication ne sera pas quotidien, c’est impossible de sortir une vidéo de qualité par jour. Une par semaine, c’est davantage envisageable.

 

Pour terminer, parle-nous de tes choix de pneumatiques en tant qu’ambassadeur Continental.

 

Je suis vraiment satisfait de Continental. Avant je faisais des tests pour un magazine et je n’arrivais pas à trouver mon bonheur. Avec Conti j’ai 3 pneus qui me permettent de tout faire.

 

Je les choisis tous en tubeless et je gonfle à 1,6 bars à l’avant et 1,8 à l’arrière. J’utilise le Continental Kaiser Projekt quand c’est sec et surtout dans les cailloux. 

 

Ce pneu offre un grip phénoménal. Quand le terrain est un petit peu plus meuble ou gras, j’utilise le Baron Projekt. Quand il pleut et que la boue est au rendez-vous, je monte des Mud King et là j’ai du grip même dans la boue ou la neige, on se sent invincible!

 

PS: vous avez aimé cette interview? Partagez-la avec vos amis, ça compte pour nous. Merci ;)

 

BONUS: LE TUTO DE MAXIME DANDA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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