Margot Moschetti bloquée par une blessure

26.04.2019

Margot Moschetti est championne de France en titre de VTT Marathon mais une vilaine blessure à l’épaule est en train de gâcher son début de saison. Entretien avec une championne qui fera tout pour revenir rapidement au plus haut niveau.

 

 

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Margot, comme de coutume, ma première question sera la suivante: présente-toi pour les lecteurs qui ne te connaissent pas encore…

 

Je fais du VTT depuis l’âge de 12 ans et j’en ai 25 aujourd’hui. Avant le cyclisme je pratiquais la natation et le judo. Cette année je suis en Licence 3 d’éducation physique adaptée en STAPS à Lille.

 

Tu viens de rejoindre le Team Focus. Qu’est-ce qui a favorisé ce rapprochement entre vous?

 

J’étais dans un team étranger depuis 4 ans chez Brentjens MTB Team. Cette année je cherchais un team orienté sur le cross et le marathon, mais aussi une équipe française pour me sentir moins seule sur les courses nationales.

 

J’ai contacté Stéphane Perrin-Ganier. Au premier rendez-vous ça m’a semblé pas mal, on a trouvé l’accord sur le Roc d’Azur.

 

Tu es championne de France de Marathon pour la 2ème fois. Pourquoi brilles-tu dans cette spécialité en particulier selon toi?

 

Depuis toute petite j’ai des capacités en endurance plus que sur des intensités élevées, j’aime faire des heures et des heures sur mon vélo. C’est donc un type d’effort qui me convient bien et le marathon ce sont des courses longues qui me permettent de ne pas tourner en rond sur le même parcours et de voir beaucoup de paysages. C’est ça qui me plaît!

 

 

Tu as pratiqué d’autres sports avant, pourquoi, à un certain moment, tu as eu le déclic pour le VTT?

 

Gamine je faisais pas mal de VTT le week-end avec mon père, mais je n’étais pas vraiment emballée. En grandissant j’ai fait du judo mais j’ai commencé à avoir des blessures…et surtout j’avais besoin d’un sport en extérieur où je n’étais pas toujours enfermé dans la même salle. Du coup je me suis orienté sur le VTT, j’ai fait top 10 à ma première participation à la Coupe de France à Saint-Raphaël, alors j’ai décidé d’insister et j’ai commencé sérieusement.

 

Quel est ton type de pilotage, ton point fort, ton point faible?

 

Mon point faible ce sont les sauts, mon point fort c’est de pouvoir garder un rythme soutenu pendant longtemps.

 

 

Tu as 25, c’est jeune mais dans le sport c’est un âge intermédiaire. Si tu repenses à ta carrière jusqu’à maintenant, tu as des regrets?

 

J’ai eu de belles satisfactions. En 2014 j’ai gagné des coupes du monde et fait un podium aux championnats du monde. Mais j’ai quand même quelques regrets, notamment dans la gestion des choses quand ça a commencé à se dégrader. J’ai eu la mononucléose, pas facile de s’en relever non plus.

 

Comment gères-tu l’équilibre entre ta vie sportive et professionnelle?

 

Quand j’étais chez Bart Brentjens, j’avais arrêté mes études pour me concentrer à 100% sur le vélo et faire toutes les courses internationales. Je me suis dit: « T'es jeune, fonce ». 

 

Revenir en France me permet d’avoir plus de temps et donc de reprendre mes études pour obtenir ma licence et ne pas me retrouver sans rien, parce que le VTT ça ne nourrit pas.

 

De quoi vit-on quand on est un athlète de haut niveau en VTT? Primes de courses? Un petit salaire du club?

 

Cette année, pour moi, ce sont des primes de courses et un peu d’aide du club pour les déplacements, c’est tout. 

 

 

Pourquoi avoir décidé de partir à l’étranger en 2014?

 

J’étais plus jeune, la proposition était intéressante, au niveau matériel c’était top, on m’amenait vraiment sur de belles courses et j’ai vu cette opportunité comme une façon de donner un coup de boost à ma carrière.

 

J’ai pu participer à la Cape Epic et des courses internationales pour aller chercher des points UCI, je touchais un petit salaire chaque mois. Je n’avais pas grand chose à gérer quand j’étais dans la structure.

 

Les équipes étrangères sont donc mieux structurées que les françaises?

 

Elles ont surtout plus de moyens. Chez Bart Brentjens on était essentiellement concentrés sur le cross. C’est aussi une raison pour laquelle j’ai changé. Chez Focus l’ambiance est plus familiale, je suis contente de les retrouver alors que dans mon ancien team c’était plus chacun pour soi. Rouler, dormir, rouler. Il y avait moins de contacts humains.

 

On a effectivement cette sensation que ton arrivée chez Focus te permettra de te retrouver moins isolée.

 

Absolument, c’est la raison principale qui m’a poussé à changer. Sur les coupes de France j’étais seule avec mon père, c’était plus compliqué. Avec Focus, je peux aussi faire plusieurs types de courses, dont le marathon que j'aime.

 

Tu as terminé 2018 sur une très mauvaise chute au Brésil. Tu as récupéré?

 

Je le pensais. Mais pendant ma reconnaissance du parcours sur la Coupe de France à Marseille mon épaule s’est encore luxée, sans même chuter... Du coup je n’ai pas pu courir et là je suis en attente d’une visite avec un spécialiste pour me faire opérer. Mon épaule ne tient plus. 

 

 

 

Un début de saison 2019 compliqué…

 

J’avais un beau programme, avec de belles courses à faire comme la Transmaurienne. Maintenant tout va dépendre de l’avis du chirurgien et après combien de temps durera la rééducation.

 

Tu réussis quand même à t’entraîner?

 

Je n’ai plus le droit de faire du VTT mais je peux courir et faire du home-trainer. Il faut éviter les chocs. 

 

Quand tu ne fais pas de vélo, quelles sont tes passions?

 

J’aime beaucoup la nature. Ma mère est agricultrice, j’aimais l’aider dans le jardin et au marché. Tout ce qui me rapproche de la nature, comme les trails, j’adore.

 

Pour terminer, as-tu déjà pu rouler avec les pneus Continental?

 

Oui, je les ai reçus en octobre dernier. J’utilise la version renforcée ProTection. Quand je roule dans le sud sur la pierraille il y a beaucoup de risques de crevaison mais avec ces pneus je n’ai jamais crevé.

 

 

Tu as utilisé d’autres marques de pneus dans ta carrière, quel est ton ressenti spécifique avec Continental?

 

J’apprécie vraiment de ne jamais crever. Même sur les flancs je n’ai pas de souci alors qu’avec d’autres marques je rencontrais pas mal de problèmes sur les flancs des pneus, et puis ils ont une bonne accroche. Je pense vraiment que ce sont les meilleurs pneus que j’ai eus depuis que je roule.

 

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