Lorenzo Serres: "Objectif Coupe du monde"

21.02.2018

A 19 ans seulement, Lorenzo Serres a déjà autour du cou une médaille de bronze au mondial de XCE et compte une 2ème place au classement général de la coupe du monde de la discipline.

 

 

 

Il sait que le temps joue en sa faveur, l'avenir est devant lui. Dans cette interview il raconte sa préparation pour une nouvelle saison importante dans sa carrière.

 

Vous n'avez pas le temps de lire l'interview? Pas de problème, vous pouvez l'écouter ici. Pour ne jamais rater nos interviews, vous pouvez vous abonner à notre podcast Top Cyclisme.

 

Salut Lorenzo ! Tu passes un mois entier en Espagne pour t’entraîner, comment cette opportunité s’est-elle présentée?

 

Je suis parti en Espagne en vacances mais aussi pour préparer la saison 2018. J’y reste un mois.

 

Pourquoi l’Espagne plutôt que la Côte-d’Azur par exemple?

 

Le climat! Quand je vois le temps qu’il fait en France en ce moment, je suis vraiment mieux ici. J’habite à Gailhan, au pied des Cévennes où il fait beaucoup plus froid.

 

Et puis j’ai simplement suivi ma mère qui a choisi cette période pour prendre des vacances "au chaud". Elle tient un café et ne peut pas le faire pendant l’été.

 

 

Pardonne ma blague mais tu devrais pourtant être habitué au froid puisque tu travailles dans un bar-glacier non?

 

(rires). Oui, je suis serveur pendant la saison dans un bar où je sers des glaces mais en réalité je n’aime pas le froid, je suis assez frileux.

 

Comment tu t’entraînes en ce moment? Quelle est ta journée-type?

 

Je me lève vers 9 heures. Après je déjeune, je vais à la « muscu ». Ensuite je vois avec mon entraîneur le programme pour ma sortie l’après-midi.

 

Après ma sortie de vélo, je profite des bonnes conditions météo pour aller me promener et visiter les environs de Malaga où je me trouve actuellement.

 

« ON ME REGARDE DIFFEREMMENT »

 

Tu devrais rapidement trouver la forme en t’entraînant dans ces conditions optimales…

 

Bon, ça revient tranquillement, je m’amuse à faire de petites courses dans le coin. Il y a des marathons organisés et j’en profite pour travailler mon endurance, c’est un point sur lequel je dois bosser, je ne suis pas très bon sur les longues distances.

 

Quand démarres-tu officiellement ta saison?

 

A Banyoles en Catalogne, fin février. 

 

 

 

Quels objectifs te fixes-tu en 2018?

 

Reprendre le XCO. Je voudrais essayer de faire quelques résultats en Coupe de France et disputer plusieurs manches de Coupe du Monde.

 

En XCE je compte égaler mon résultat ou faire mieux (sourire), c’est-à-dire remporter la Coupe du monde puisque j’ai fait 2ème cette année. Au Mondial aussi j’essaierai de faire le mieux possible.

 

En 2017 tu as clairement franchi un cap.

 

Oui, je ne m’attendais absolument pas à faire une pareille saison en XCE. On me regarde différemment. Les gens sont aussi contents et surpris, surtout en raison de mon âge.

 

J’ai 19 ans, je suis le plus jeune, et mes adversaires parfois ne savent pas trop comment se comporter avec moi.

 

Comment définirais-tu ta façon de piloter? Point fort, point faible…

 

Mon point fort est incontestablement la technique: analyse de trajectoires, sauts, franchissement d’obstacles.

 

Je suis vraiment à l’aise. Par contre je le suis moins sur les parcours longues distances où je coince.

 

Je travaille beaucoup cet aspect en ce moment, mais je m'entraîne aussi sur la technique et la vélocité, les bases, pour ne pas me dénaturer.

 

 

 

Comment ça se passe en équipe de France? Vous êtes plusieurs à figurer parmi l’élite mondiale, comment gères-tu la rivalité?

 

Oh, il n’y a pas vraiment de rivalité. L’équipe est bien homogène. Chacun a ses spécialités et ses spécificités, cela nous permet de nous entraider. Au final il n’y a pas de grosse rivalité entre nous.

 

Tes bons résultats ont attiré l’attention sur toi ou alors le VTT et le XCE en particulier manquent encore de visibilité?

 

Grâce au mondial, retransmis en direct sur l’Equipe 21, les gens ont pu voir notre discipline et c’est important. Il en faut plus.

 

Tu as commencé le VTT très jeune, à 10 ans. Comment vis-tu les sacrifices liés à ce sport, dire non aux amis qui t’invitent à sortir le samedi etc…?

 

Dans le vélo il n’y a pas le choix, il faut savoir faire des sacrifices, il faut une hygiène de vie parfaite. On ne peut pas sortir avec les potes le vendredi soir et le samedi soir. Détermination et concentration sur l’objectif sont nécessaires et je sais ce que je veux.

 

Il y a beaucoup de modes alimentaires en ce moment. Tu suis un régime particulier?

 

Non pas vraiment. Je ne mange pas tout ce qu’on me sert, je fais attention mais rien de particulier.

 

Où te vois-tu dans 3 ans?

 

Ah, bonne question. Je ne me projette pas trop dans l’avenir, mais je pense que je ferai mon maximum pour arriver jusqu’au plus haut niveau à vélo, donner le meilleur de moi, ensuite on verra.

 

 

 

Quels sont tes choix de pneus en fonction des courses et des conditions météo?

 

Pour le XCE j’utilise beaucoup les Speed King, des pneus avec peu de crampons, pas beaucoup de gomme, la surface est presque lisse, le rendement sur les parcours urbains est super agréable.

 

Par temps sec en cross-country j’utilise le Race King, un super pneu, assez polyvalent qui se comporte bien même sur terrain humide. Et avec la pluie j’opte pour le Cyclo-X-King.

 

Quel est ton programme aujourd’hui?

 

Aujourd’hui, comme tous les jeudis, c’est mon jour de repos. Donc je vais en profiter. On va visiter Marbella. 

 

Quelle sera ta première date en France?

 

La première manche de la Coupe de France.

 

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