Charlotte Bravard rêve de Plouay

04.08.2018

Charlotte Bravard se définit elle-même comme "une bonne équipière" mais en 2017 elle a su trouver les atouts pour devenir championne de France sur Route. Nous avons fait le point avec elle sur sa carrière et les enjeux du développement du cyclisme féminin.

 

 

Vous n'avez pas le temps de lire l'interview? Vous pouvez simplement l'écouter grâce à notre podcast Top Cyclisme.

 

 

Bonjour Charlotte, je te laisse te présenter…

 

Je suis championne de France 2017, à la FDJ Nouvelle-Aquitaine Futuroscope depuis 4 saisons. Je suis venue au cyclisme parce que j’appartiens à une famille de cyclistes: tout le monde fait du vélo… mes grands-parents, mon père,  ma mère et ma soeur que j’allais voir courir le week-end sur des épreuves de haut niveau.

 

Quand as-tu compris que tu étais douée pour ce sport?

 

Pas immédiatement. J’ai fait du vélo parce que mes parents voulaient que je fasse du sport. En progressant j’ai commencé à prendre plus de plaisir, mais à mes débuts je n’étais pas du tout une « mordue » de cyclisme.

 

Dès-lors, quand as-tu décidé de franchir le cap entre le statut d’amateur et de pro? Il y a une grosse différence de niveau.

 

A l’âge de 21 ans, pendant l’été j’ai vraiment progressé alors j’ai décidé d’envoyer ma candidature à l’équipe. Cela a fonctionné. A partir de ce moment là j’ai beaucoup évolué et c’est en grande partie grâce au travail avec le team FJD que j’en suis là aujourd’hui.

 

 

Si tu n’étais pas passée pro tu ferais quoi?

 

Je serais au travail, dans une entreprise. J’ai un BTS en communication. Il sera toujours utile après ma carrière.

 

Un titre de championne de France, ça change quoi très concrètement?

 

C’est surtout le regard des autres qui a changé. Au départ je suis une bonne coéquipière donc je passais inaperçue. Ce titre m’a permis d’être mise en avant par les médias. Ma façon de courir, elle, est restée la même.

 

 

"IL FAUDRAIT L'EGALITE DES PRIMES

ENTRE FILLES ET GARCONS "

 

 

Entre nous, est-ce que tu as pris un peu la grosse tête?

 

Non, je ne pense pas, enfin je n’espère pas! J’ai toujours été une attaquante et une aide pour mes coéquipières et je cours de la même façon.

 

Cette année tu avais comme objectif de répéter ton succès. Cette fois ça n’a pas marché. Les trois filles sur le podium courent pour des formations étrangères. Les équipes étrangères sont-elles mieux structurées et développées?

 

Cela dépend des équipes et je pense qu’à la FDJ on peut désormais rivaliser avec des équipes étrangères à tous les niveaux.

 

 

Quels sont tes objectifs pour la deuxième partie de saison?

 

Prendre du plaisir. Je n’aurai plus ce maillot bleu-blanc-rouge sur les épaules, je serai peut-être un peu moins marquée sur les courses. J’espère avoir ma chance pour attaquer et aller au bout.

 

Le cyclisme féminin a de plus en plus la cote. Les sites de cyclisme lui donnent davantage d'espace . La visibilité est-elle suffisante selon toi?

 

La situation évolue positivement depuis 3-4 grâce aux médias. On est sur la bonne voie, mais il reste du travail à faire. 

 

Si tu pouvais faire quelque chose pour la cause du cyclisme féminin, tu ferais quoi?

 

Il y a une mesure UCI qui sera valide en 2020 qui a vraiment de l'importance. La totalité des équipes de cyclisme féminin devront assurer un salaire minimum à toutes les filles du team et cela assurera davantage d’homogénéité par rapport à aujourd'hui où la situation est déséquilibrée.

 

 

Aujourd’hui une fille peut-elle vivre de son métier ou pas?

 

Cela dépend qui. Dans certaines équipes toutes les filles sont rémunérées et dans d’autres 2 ou 3 seulement. Oui, certaines en vivent et d’autres non, ce qui explique la grosse différence de niveau actuelle entre les formations.

 

Les organisateurs soutiennent le cyclisme féminin en proposant de plus en plus la version féminine de la course homme le même jour.

 

C’est aussi comme ça qu’on évoluera, mais il faudrait que les primes soient égales entre hommes et femmes…

 

Quelle est la course de tes rêves?

 

J’aime beaucoup les courses en Bretagne. J’aimerais gagner le Grand Prix de Plouay, une épreuve avec le label WorldTour.

 

La FDJ est équipée par les pneumatiques Continental. Tu utilises quoi?

 

J’ai des pneus Continental GP 4000 SII à l’entraînement et des boyaux Compétition en course. La force du GP 4000 SII c’est sa résistance à la crevaison. Cela permet de bien s’entraîner sans soucis.

 

Je ne pousse pas les pneus à la limite à l’entraînement, en particulier sous la pluie, parce que je ne veux pas prendre de risques. Par contre l’adhérence des boyaux Continental Compétition est vraiment top sur route mouillée.

 

L’important pour moi c’est d’être en confiance à grande vitesse, sur route sèche ou humide, avec Continental je n’ai pas peur de partir à la faute.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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